Chats et allergies : que faire ?

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Le lien entre le chat et les allergies

Vous adorez les chats mais leur contact vous provoque systématiquement des réactions allergiques, prenant la forme le plus souvent de crises d’asthme. Les peaux mortes, l’urine ou la salive du chat peuvent ainsi être l’origine de réactions allergiques aiguës chez certains d’entre nous. Jamais très graves mais très gênantes, voire impressionnantes, elles  méritent qu’on s’y attarde un peu pour mieux les comprendre et les soigner.

D’abord, vous n’avez pas nécessairement besoin d’être à proximité de votre chat pour ressentir ces phénomènes allergiques. Les allergènes flottent dans l’air en se mêlant à la poussière, ils se mettent sur les meubles, sur la moquette, dans votre canapé et dans votre lit ! Des nettoyages réguliers ne suffisent pas toujours à s’en débarrasser et c’est bien là le problème.

Plutôt que de renoncer à cohabiter avec votre compagnon bien-aimé, voilà quelques conseils médicaux et relatifs à votre style de vie qui vous seront à coup sûr utiles.

C’est quoi l’asthme allergique ?

L’asthme allergique est un type bien spécifique parmi les différentes formes d’asthmes.

De façon générale, l’asthme se caractérise par une inflammation des voies respiratoires. L’air inspiré passe par votre trachée et bronchioles avant d’arriver dans vos poumons. L’oxygène ainsi capté alimente le sang, ce qui permet tout simplement de vivre. L’asthme peut avoir plusieurs causes : génétiques, allergiques, ou liées à une infection respiratoire subie lors de votre enfance. La crise est généralement déclenchée par le stress ou un excès d’exercice physique.

L’asthme allergique arrive quand vos voies respiratoires sont enflammées par un allergène. C’est une pathologie devenue malheureusement très courante parmi la population, lors du printemps et de l’automne avec une forte densité de pollen dans l’air. Mais on estime que sur les personnes souffrant de symptômes asthmatiques, 30% sont liés à la présence de chiens et de chats. Et sur ces 30%, ce sont les chats qui sont très majoritairement à l’origine du problème.

Ai-je l’air d’un allergène ?

Coupables, à la barre !

Les chats produisent massivement certains allergènes, parmi eux :

  • les squames ou peaux mortes : ces matières organiques se répandent dans l’air, s’accrochent aux particules de poussière et au final finissent dans vos poumons.  
  • la salive : les protéines comme l’albumine qu’elle contient (Felis domesticus) se retrouvent sur la peau du chat après qu’il se soit léché avec sa langue. Elles se retrouvent ensuite sur vous après une caresse.
  • L’urine : la même albumine se retrouve dans l’urine du chat et celle-ci, si elle inhalée de trop près, va vous provoquer une crise d’allergie. 

Les symptômes qui surviennent alors peuvent prendre les formes suivantes :

  • toux persistante
  • pression sur la cage thoracique
  • souffle court
  • démangeaisons
  • éruptions cutanées
  • peau squameuse
  • écoulements nasals
  • picotements des yeux
  • yeux larmoyants
  • congestion des sinus 
  • crises d’urticaire
  • gonflement du visage ou de la langue
  • difficultés respiratoires

L’importance d’un bon diagnostic

En décrivant à votre médecin vos symptômes et en les reliant à votre cadre de vie, vos habitudes et votre relation avec votre animal, vous allez pouvoir obtenir un diagnostic assez sûr.

Parfois, un test de sensibilité, accompagné d’une prise de sang sont nécessaires pour confirmer un premier avis. En quelques mots voilà comment se déroulent ces tests :

  • Le prick test (ou skin prick test) est un test cutané explorant la sensibilisation à divers allergènes. Il s’agit d’une méthode permettant le diagnostic médical des allergies, en provoquant une réaction allergique contrôlée de faible ampleur. Le prick test est l’examen de première intention du bilan allergologique. Il est peu douloureux mais doit être pratiqué par un médecin allergologue ou par du personnel formé par celui-ci.
  • Le test cutané intradermique implique que le médecin injecte une faible quantité d’allergènes dans votre bras. Si il en résulte une irritation, c’est que vous êtes a priori allergique à cette substance.
  • La prise de sang quant à elle permet une analyse de votre échantillon sanguin en laboratoire pour déterminer dans quelle mesure vos anticorps réagissent à certains allergènes.  Ici, à part la sensation pas forcément très agréable de l’aiguille dans votre veine, vous n’aurez aucune autre réaction. C’est la méthode la plus fiable, en complément du test intradermique.

Quels traitements ?

Certains médecins n’hésitent pas à vous dire qu’il faut vous séparer de votre chat si vous voulez ne plus subir ces crises allergiques. Chez kozoo, on n’est pas trop d’accord avec ça d’abord parce que votre chat fait surement partie de votre famille, ensuite parce que  les squames laissés par votre chat dans votre lieu d’habitation resteront durablement, même une fois parti. 

Les traitements possibles  sont donc les suivants :

  • Des médicaments anti-allergiques vendus sans ordonnance tels que le Zyrtec ou Claritin sont généralement efficaces. 
  • Votre médecin peut aussi vous prescrire un inhalateur de type Ventoline. C’est très efficace pour dilater les bronches en cas de crise et va vous soulager très vite. Il convient néanmoins de bien savoir s’en servir : comment inhaler, quelle dose, etc…N’oubliez de demander conseil à votre médecin ou au pharmacien avant utilisation. 
  • Des séances d’immunothérapie, consistant à injecter une dose infime d’allergènes, peut s’avérer extrêmement utile sur la durée car elles vont vous immuniser progressivement et rendre vos symptômes beaucoup plus faciles à supporter et moins fréquents à la fois.
  • Les sprays nasals contenant des corticoïdes vont réduire l’inflammation et les symptômes qui en découlent.
  • Le rinçage régulier des fosses nasales avec de l’eau de mer est une méthode préventive qui va éviter que les allergènes s’accumulent dans vos voies respiratoires supérieures.

Nos petits conseils de vie

En adoptant des habitudes de vie un peu différentes, vous pouvez aussi limiter votre exposition aux allergènes de votre chat et faciliter une cohabitation harmonieuse avec lui :

  • Ne laissez pas votre chat monter sur votre lit. Vous aurez ainsi une zone à peu près non allergène chez vous.
  • Utilisez un purificateur d’air. Il va éliminer les allergènes de l’air que vous respirez chez vous.
  • Séparez-vous de votre moquette pour privilégier du parquet ou du linoléum. Si vraiment vous êtes accroc à la moquette 😉, essayez d’en mettre une qui ne soit pas trop épaisse pour éviter l’accumulation des squames à l’intérieur. 
  • Passez l’aspirateur avec un masque (vous êtes habitué à présent 😉) le plus souvent possible.
  • Changez de vêtements le plus souvent possible quand vous avez été en contact avec votre chat. Ce n’est pas facile, c’est sûr, mais le fait de ne pas rester toute la journée avec un vêtement qui porte des allergènes, va déjà vous soulager. 
  • Baignez votre chat régulièrement, cela limitera la présence sur sa peau d’éléments allergènes pour vous. 
  • Ayez un chat hypoallergénique : non, nous ne plaisantons pas, cela existe, ou tout au moins, certaines races produisent moins de substances allergènes que d’autres. On citera par exemple le Sphynx, le Sibérien, le Bengal, le Balinais, le Devon rex.

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